Plus fort que Koh Lhanta

La télé réalité vous ment et il était temps que des courageux explorateurs redonnent à la survie ses lettres de noblesse.

Je m’explique : le WE dernier l’équipe jaune (Anne, Nico, Christophe et Gabriel) a affronté dans un combat sans pitié l’équipe rouge (Guillaume Aphrodite, Thomas et Elida). Leur but ? Rester les ultimes survivants…

Je passerais sur la déloyauté de la seconde équipe qui pour des motifs douteux d’arrivée en avion d’un de leur membre ne nous a rejoint que vers 17h alors que nous étions sur place depuis 11h Une ruse de l’équipe adverse ? C’était raté car ce temps nous a permis d’organiser le camp de base et de prévoir la suite des opérations.

 On ne se rend pas compte mais c’est compliqué la survie et pour impressionner l’équipe adverse, nous n’avons pas ménagé nos efforts : il a fallu trouver un moyen de mettre au frais les boissons diverses et variées car c’est une vérité incontestable le rosé tiède c’est pas bon : épreuve réussie grâce à un ruisseau venant de la montagne pour aller se jeter à la mer qui se trouve à l’extrémité de la plage et une fabrication d’open bar réalisée par Christophe ! Ensuite il a fallu fabriquer deux barbecue de pierre pour cuisiner et c’est Nico qui a réalisé le défi pendant ce temps Anne a réorganisé l’intendance et Gabriel a nettoyé les poissons (non pas péchés mais achetés, nous sommes des aventuriers prévoyants) pour le défi du soir.

Apres tous ces efforts, il a fallu encore vérifier la température de la mer (environ 26 degrés, un peu frais !) et mettre de la crème pour éviter les coups de soleil (parce qu’un vrai explorateur ne naît pas couleur café mais le devient en appliquant toute les deux heures une bonne crème protectrice !) Bref si on rajoute le temps de pique-niquer (et oui nous sommes des explorateurs prudents avec provisions), c’est dingue on ne voit pas le temps passer.

Bon d’accord pour être honnête, il faudrait que je rajoute la sieste, les parties de ballons, la lecture des derniers magazines people mais de toutes les façons ces séquences seront coupées au montage !

L’équipe jaune a fini par arriver et a pu installer compléter le campement avec l’installation de deux tentes supplémentaires. Dés le début l’équipe adverse n’a pas fait preuve de grande combativité puisque jouant la facilité un des binômes a lancé négligemment une tente Décathlon 2 min, juste pour frimer… L’histoire montrera que les 2 minutes ne s’appliquent que pour le montage et que pour le démontage c’est une autre affaire…

A ce stade de mon récit, vous devriez être en train de nous imaginer seuls au monde au milieu d’une nature un peu hostile et je me dois de rectifier quelque peu la vérité. Tout d’abord pour la première fois en trois ans que nous participons à ce WE, la plage était loin d’être déserte et de nombreux campeurs étaient déjà installés quand nous sommes arrivés. De plus généralement un fort vent souffle et la baignade est toujours un peu compliquée : cette fois ci pas de vent et une mer très calme qui nous a permis de bien profiter de la baignade Et oui que voulez vous, on part pour une opération survie, on se retrouve au Club Med…

Enfin pas si sur ! Le défi du soir était double : un apéro fruit de mer et un dîner paella, le tout orchestré d’une main de maître par le chef Gabriel : au lancement des opérations, on a bien compris que ce n’était pas complètement le Club Med et qu’il allait falloir bosser : et c’est parti pour la corvée de bois, le découpage des légumes, nettoyage des fruits de mer : on aurait dit une vraie ruche… La concentration était extrême, conscients du challenge de taille que nous étions sur le point de relever.

Apres l’effort le réconfort, c’est le chef en personne qui donna le signal de la détente : après un appel à la baignade, nous sommes tous partis profiter d’un nouveau bain de mer le temps que la Paella cuisait…

Au retour apéro avec calamars, poulpes… puis un grand moment gustatif avec la paella du chef : un vrai festin ! Nous avons terminé la soirée autour d’un feu de bois, bercés par la musique et petit à petit tous les explorateurs sont allés se coucher.

Dans la nuit, le vent a forci, sur le matin la pluie est tombée et au lever, la situation ne ressemblait plus au paradis de la veille. La mer était déchaînée, nos voisins campeurs quasiment tous partis (à nous la plage déserte !) mais notre campement avait un peu souffert aussi : La parasol qui protégeait l’intendance s’est offert un vol assez impressionnant pour terminer dans la rivière au fond de la plage : rien de grave a priori si mon appareil photo n’avait pas été accroché dessus… Comme la mer était déchaînée, le niveau de la rivière s’est élevé faisant disparaître une partie de nos provisions liquides…même si le débat reste entier sur le nombre réel de bières restantes au moment du coucher du dernier explorateur…

Mais un aventurier sait affronter ce type de situation et c’est donc sans perdre le moral que nous avons lancé l’opération petit déjeuner : brioche, cake, pain pita, nutella mais aussi jambon, fromage nous ont permis de résister à ce changement de météo.

Et après ? Comme le vent restait fort, la baignade était à exclure ; nous avons donc décidé de plier nos tentes en attendant. Pour 3 des quatre tentes RAS mais pour la fameuses tente 2 minutes que dire ? Qu’il faut probablement un diplôme en ingénierie spacio-tental pour pouvoir comprendre la notice et le schéma de pliage : bref c’est à huit que nous avons fini pour la replier mais c’est Afro qui a réussi a dépasser les questions de point vert sur point rouge et qui a réussi a la replier dans son sac… 2 minutes de montage, 2 heures de pliage… Le système n’a pas convaincu.

Ensuite certains ont bien tenté de lancer une partie de poker mais le vent était tellement fort que nous avons décidé de quitter le camp de base et de rentrer plus tôt que prévu.

Le bilan de ce WE : un samedi paradisiaque, une soirée fort agréable, un réveil plus difficile et un appareil photo a priori mort ! C’est vraiment dur le métier d’explorateur

 Bises

 Anne

 PS : comme vous l’aurez compris pour les photos du week-end cela va être difficile, idem pour celle du WE précédent que je n’avais pas téléchargées sur l’ordinateur avant de partir…

 


Un commentaire

  1. Rolkanonyme dit :

    Il est si marrant d’imaginer « les bronzés se prennent pour des aventuriers » que l’imagination remplace très aisément la réalité des photos.

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